Bienvenue sur le Bulletin du Bonheur des Poules

17/02/2011 15:03 par bulletinaubonheurdespoules

Bonjour à toutes et à tous,

En ce début d'année 2011, le forum "Au Bonheur des Poules" innove une fois de plus, en créant sur la toile, un bulletin avicole, lisible seulement par les membres du forum. Créer par les membres pour les membres, ce bulletin à pour but d'enrichir vos connaissances et de partager vos expériences du monde de l'élevage. Rédigé par des bénevoles, nous vous demandons l'indulgence des fautes d'orthographe/grammaire...

Le Bulletin du printemps comprends :

- Tout sur l'oeuf de caille, par Dominique.

-Témoignage sur l'élevage de la Sérama, par Chikenblue.

- La reproduction chez la poule-soie, par Bibi.

- Un parenthèse sur la génetique, par Vinz.

L'oeuf de Caille, un trésor insoupçonné

17/02/2011 09:35 par bulletinaubonheurdespoules

 
Je voulais effectuer une série d'articles sur la Caille de Japon. Ce gallinacé, hélas fort peu représenté en exposition, est considéré comme faisant partie de l'élevage avicole tertiaire.
Oui mais voilà, par où commencer ? L'oeuf ou la caille ? Toujours ce cruel dilemme : qui de l'oeuf ou de la caille était là le Premier ?
A tout seigneur tout honneur, commençons notre périple par l'oeuf de caille ce trésor insoupçonné.
 
Les propriétés de l'oeuf de caille
La culture populaire soutient que les oeufs de caille sont recommandés pour redonner de la vigueur aux défaillances masculines.
Des études scientifiques plus sérieuses se penchent sur l'utilisation des oeufs de cailles fécondés dans la lutte des allergies, l'asthme en particulier. Et également sur sa contribution à la résorption des problèmes inflammatoires.
Quoi qu'il en soit, si on le compare à un oeuf de poule, le jaune de l'oeuf de caille est une mine de bienfaits. Il est proportionnellement :
 
-30% plus important que celui de la poule
-Contient sept fois plus de fer,
-six fois plus de vitamine B1,
-quinze fois plus de vitamine B12,
-du cuivre, du zinc.
Ces éléments sont importants dans la protection anti-allergique et, de plus, l'acide arachidonique(*) contenu dans l'oeuf de caille agit comme désensibilisant.
Il est donc conseillé aux personnes souffrant d'allergies..
(*)l'acide arachidonique est fabriqué dans notre organisme à partir de l'acide linoléique: ce n'est donc pas un acide gras indispensable. Mais puisqu'il est le précurseur direct des acides gras, c'est un acide gras essentiel.
 
 
Description de l'oeuf :
Dans son excellent ouvrage sur les cailles publié en 1975 et intitulé Production de la caille ( éditions Vigot Frères), Gérard Lucotte effectue une typologie des oeufs de cailles basée sur la couleur, le poids et la forme.
Synthétisé avec quelques unes de mes observations voilà ce que l'on peut en tirer :
Le poids actuels des oeufs est de 12 à 16 grammes. Le poids moyen que j'ai pu observer sur des oeufs de moins de 7 jours avant incubation est de 14 grammes (voir graphique page 9) . Autrefois, si on se base sur les écrits de Gérard LUCOTTE, il était de 9 à 12 grammes.
 Les oeufs, de forme ovoïde ont la particularité d'être tâchés. Ces tâches varient d'une femelle à l'autre et est caractéristique de chaque pondeuse.


Le fond de l'oeuf peut varier du blanc au marron. Les taches sont de teinte marron à noire et leur dimension varient du pointillé à l'englobage pratiquement total de l'oeuf.
 
La couleur de fond peut être blanche, verte, jaune, marron ou brune, agrémentée quelquefois de dépôts calcaires. C'est la biliverdine, pigment de couleur verdâtre contenu dans la bile et provenant de l'hémoglobine qui, alliée à la protoporphyrine, une molécule produite lors de la synthèse de l'hème (un composant de l'hémoglobine), rend l'oeuf si attrayant au regard.
Par ailleurs, cette molécule jouerait un rôle dans la structure de la coquille. En effet, la protoporphyrine renvoie les infrarouges, évitant ainsi des pertes en eau. En outre, elle permettrait une meilleure absorption des chocs.
 
Incubation de l'oeuf de caille
La caille du Japon a perdue en presque totalité l'instinct de couver. Certaines arrivent très rarement à mener une couvaison naturelle si elles sont élevées en volière suffisamment grande et comprenant de nombreuses cachettes, une couverture végétale abondante et un environnement ni trop humide, ni trop venteux. Mais, dans la plus grande majorité des cas, il faut faire appel à une incubation artificielle.
Stockage des oeufs :
A la différence des poules, la caille a tendance à pondre, un peu n'importe où dans son environnement. Après une partie de chasse à l'oeuf, surtout si celles-ci sont élevées en volières, il faut les stocker dans un endroit frais ( 14 à 16°c), la pointe dirigée vers le bas ou posé à plat. Il faut les retourner à 180 degrés au moins deux fois par jour lors du stockage afin d'éviter que le jaune se colle à la coquille.
Préparation de la couveuse:
Qu'elle soit statique ou ventilée, semi-automatique ou automatique, la température doit être stabilisée avant d'y introduire les oeufs. Il faut donc suivre scrupuleusement les indications des fabricants pour la stabilisation de la température.
Menée de l'incubation :

Elle dure de 16 à 18 jours selon l’état des oeufs, leur fraicheur, l’alimentation et les modalités d’élevage des reproducteurs. La consanguinité de ceux-ci influe également sur la qualité des oeufs et donc sur l’éclosion et le taux de réussite. Des oeufs obtenus dans les meilleures conditions d’élevage pour les reproducteurs et placés en couveuse en respectant les conditions d’incubation éclosent le 16ème jour.

Pendant l’incubation, la température doit être de 38,5 à 39° C pour une couveuse statique. Actuellement, bon nombre de couveuses familiales sont à chaleur ventilée. Dans ce cas, la température, brassée par le ventilateur est uniforme dans toute la couveuse. Pour l’incubation des oeufs de cailles dans ce type de matériel, il faut obtenir une température stabilisée de 37,8 °c à 38°C maximum. L’autre facteur important qui intervient durant la couvaison artificielle est le contrôle de l’humidité.
Celle-ci doit être stable et d’abord comprise entre 55 à 60%. Ensuite, au quinzième jour, elle sera amenée jusqu’à 75 à 80% lors du bêchage (découpage de l’oeuf par le cailleteau à l’aide du diamant situé sur sa mandibule supérieure). L’humidité est augmentée dans la couveuse en remplissant un ou plusieurs récipients spécialement conçus à cet effet. C’est l’agrandissement de la surface d’eau qui accentue le taux d’humidité dans cet espace clos .




Afin d’éviter que l’embryon ne se colle à la coquille, il faut effectuer un retournement des oeufs trois fois par jour à intervalle régulier. De plus en plus d’incubateurs sont dotés de système permettant d’effectuer cette manoeuvre sans ouvrir la couveuse. J’effectue ces retournements du deuxième jour d’incubation au quatorzième jour révolu.
L’éclosion :
Moment émouvant s’il en est, l’éclosion s’opère souvent vers le seizième ou dix-septième jour. Le cailleteau découpe la coquille vers l’extrémité du gros bout de l’oeuf.
Selon les travaux de chercheurs américains, du premier coup de bec du cailleteau à sa sortie complète de l’oeuf, la durée moyenne de l’opération est d’une dizaine d’heures (japanese quail husbandry in the laboratory – university of California, Davis, 1973).
70 à 80 % des oeufs incubés viennent à terme dans les conditions adéquate (reproducteurs non consanguins, qualité des oeufs, incubation menée correctement).
A leur naissance, les cailleteaux ont un duvet humide et collé. Au bout de quelques heures, avec l’action de la ventilation de l’incubateur, le duvet sèche. La couleur est très caractéristique, jaune striée de marron foncé. Les cailles couleur isabelle ont des stries moins marquées et les cailleteaux ayant un duvet entièrement jaune donneront des adultes de couleur blanche pure ou panaché de tâches plus sombres.
Au bout de 18 à 24 heures passées dans la couveuse, les cailleteaux sont placés dans une éleveuse bien aérée mais à l’abri des courants d’air, avec de l’eau en abreuvoir siphoïde et de la nourriture spécifique à volonté sous une lampe à infrarouge.
Commence ensuite la croissance TGV des cailleteaux; mais ça c'est une toute autre aventure…
Dominique ROSZAK
Texte et Photos
Article extrait de l'ouvrage intitulé :


Cette Etonnante Caille du Japon, débuter un petit élevage familial, D.Roszak, avril 2010, prix 15€
Commande à effectuer auprès de l'auteur
Cet article a été publié une première fois dans le bulletin de l’Association Zoologique et Ornithologique en Pévèle, l’Echo de l’A.Z.O, N°2 mai-août 2010
 

 
 

Témoignage de Chikenblue, éleveuse de Sérama

16/02/2011 23:27 par bulletinaubonheurdespoules

Petit portrait du sérama

Drôle d’oiseau que le sérama, poule miniature mais elle a tout d’une grande !
Minuscule mais doté du sacré caractère, cette petit poule est familière, curieuse de tout ce qui se passe, quand elle a un soupçon de liberté, elle part sans peur à la découverte du monde qui l’entour, intrépide elle s’approche en grande curieuse des animaux de la maison en l’occurrence les chiens chez moi…Même pas peur !!! N’hésite pas a entré dans la maison voir ce qui s’y passe quand la porte reste ouverte.
Gourmande elle raffole des pâtés , apprécie les graines ne tous genre, gratouille au jardin à la recherche de vers de terre quelle avale avec délice. Harpente tout le jardin sans ce lasser quelque soit le temps, la pluie ne la rebute pas, ni le froid.
Bonne pondeuse d’hiver puisque 1 œuf tous les 2 à 3 jours, j’ai incubé pratiquement tout l’hiver, le taux de fécondité a été correct tout l’hiver, très peu d’œuf clair, l’incubation ne pose aucun soucis particulier. Par contre a partir du bêchage il faut surveiller attentivement toute l’éclosion, certain poussins craquent le premier morceau de coquille et ont besoin d’aide pour sortir complètement, c’est à ce moment là qu’il faut intervenir pour les sortir doucement de leur coquille.
Je les laisse reposer 24 h dans la couveuse ensuite ils passent dans la poussinière, pour leur alimentation il faut parfois chez les tous petits poussins mixer les granulés pendant quelques jours pour qu’ils puissent les manger.
Veiller aussi à la « crotte au cul » problème fréquent chez le sérama, autre chose a surveiller aussi c’est a les laisser toujours sur un litière bien propre, quand un poussin marche dans une fiente, celle-ci peut resté collé à la patte, en séchant devient très dure et risque de couper la circulation sanguine, il faut donc faire attention à bien nettoyé les pattes à l’eau tiède.
Mise à part ses quelques précautions pendant disons les 2 premières semaines, le sérama a une croissance sans soucis comme n’importe quel poussin.
D’un naturel très sociable, ce caractère ne demande qu’a se développer, pour avoir des sujets familier il faut leur consacré un minimum de temps chaque jour, habituer les poussins à être manipulé, à manger dans la main… rapidement une complicité s’installe avec l’éleveur et le sujet devient un réel animal de compagnie.